Les meilleures histoires de vacances sont les plus courtes !

Comment raconter ses vacances sans ennuyer son entourage ?

Quelques trucs pour ne pas ruiner votre soirée vacances et éviter d’agacer vos amis, les vexer ou pire les faire bâiller !

Le récit de voyage avec un dialogue. Vous invitez un ami à dîner chez vous et par politesse, il se sent obligé de vous demander: «Alors c’était comment New York?» Même s’il s’adresse au couple, à vous son ami, et elle/lui votre compagne/compagnon (qu’il n’a pas), prenez soin de ne pas raconter tous les deux en même temps.

Premier risque: se couper la parole pour être à tout prix précis sur un détail du séjour (qu’il n’a pas vécu). «Mais je te dis que l’Empire State Building c’était lundi pas mardi!», «Il dit n’importe quoi, le lundi on était à Central Park, bref je continue…»

Deuxième risque: que l’anecdote sympa au premier abord se transforme en «private joke». Une situation limite excluante pour celui qui demandait simplement un petit résumé de vos congés outre-Atlantique.

L’emploi abusif d’adjectifs qualificatifs et de phrases toutes faites. «Un divin paysage paradisiaque», «une super vue incroyable». À savoir: l’utilisation illimitée d’adjectifs ne rend pas plus belles vos vacances et paraît même un peu excessive pour celui qui n’a pas quitté son arrondissement parisien depuis de long mois. Dans le même esprit: les phrases- clichés («Les vacances c’est vraiment trop bon») ou toutes faites («C’était que du bonheur») n’apportent que peu d’intérêt.

Les péripéties de trajet. Vous venez de rentrer de quinze jours de rêve de votre riad de Marrakech. Et pourtant, une seule chose préoccupe encore votre esprit: cet aller ou ce retour qui n’était pas aussi agréable que la Palmeraie. Pensez à vous concentrer sur le récit du voyage une fois arrivé à destination. Ce qui se passe dans les airs n’intéresse personne. À bannir définitivement les phrases du type: «Le passager à ma droite n’a pas arrêté de se lever, celui à ma gauche de ronfler», «Un bébé a pleuré pendant toute la durée du vol», «L’avion avait une heure et demie de retard, ça nous a assomé», «La liste des films n’étais pas à jour!»

Les informations de type présentateur météo. Après avoir passé la moitié de la soirée sur vos problèmes de compagnie aérienne, un point du voyage vous semble essentiel: la météo et plus précisement les températures, parce que même s’ «il a fait un temps de rêve les trois quarts du séjour», il paraît important pour vous de souligner qu’ «au début, le temps n’était pas vraiment avec vous», et même que le soir «ça se rafraichissait, on avait besoin d’un petit gilet pour sortir.» Et là, pensant avoir capté l’attention de votre interlocuteur, il vous semble indispensable de préciser que «l’eau de la piscine était à 25 degrés.»

Les plaintes. Lorsque vous avez pu partir alors que votre collègue à qui vous racontez votre séjour ne peut pas poser de vacances, évitez de vous plaindre parce «c’était trop court» ou parce que vous regrettez finalement «d’avoir trop visité et ne pas vous être assez reposé.» Question de décence.

Ce que vos amis apprécient …
Les histoires vivantes. Tout le monde sait qu’à Rio vous visiterez le Corcovado, et qu’à Washington vous serez curieux de passer devant la Maison-Blanche. Ces précisions sur les localisations n’ont finalement pas grand intérêt, sinon faire un cours de culture générale à vos amis. En plus, inutile de le préciser, puisque vous avez pris le soin d’identifier chacune de vos localisations en temps et en heure sur votre profil Facebook. Ce que tout le monde apprécie en réalité, ce sont les histoires humaines plus que les lieux, ces personnes étonnantes recontrées par hasard, les familles dans les parcs, les musiciens et les commerçants dans les rues…

La pré-sélection de photos. Exit la soirée-fleuve avec tous les clichés pris pendant votre séjour, où tous ceux présents dans la maison devaient se réunir sur le canapé pour les contempler sans dire un mot. Une sélection qui en comporte au maximum cinquante (et cinq vidéos pas trop longues) est nettement plus agréable et captera davantage leur attention.
La concision. Finalement, rappelez-vous que les meilleures histoires sont les plus courtes. Il en va de même pour les récits de voyages. Ne submergez pas votre entourage sous les détails et sélectionnez deux grandes anecdotes par exemple. Ces séjours font en réalité partie de votre vie privée.
Ces détails ne peuvent émouvoir que vous, et le journal de bord que vous tenez précisément dans votre esprit ou vos cahiers doit rester à cette place. Pour ne paraître ni ennuyant ni vantard, misez sur la concision.

Source le Figaro

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