South African Airways en zone de turbulence ?

La South African Airways (SAA) se trouvera-t-elle bientôt à court de liquidités ?

Selon une information révélée par le média en ligne Moneyweb et confirmée par Phumza Macanda, porte-parole du trésor de la nation arc-en-ciel, la compagnie aérienne a vu une requête de prêt de 250 millions de rands rejetée par Citibank. Ce refus impactera assez vite la compagnie car l’emprunt était destiné à assurer son financement à court-terme.

Selon Moneyweb, un document interne à la SAA fixe la fermeture des robinets financiers de l’aviateur au 15 janvier. Face à l’imminence de la menace, Phumza Macanda joue la carte de la sérénité et de la sobriété. «Nous sommes informés de l’annulation du prêt de la Citibank et nous travaillons avec la SAA afin de nous assurer qu’elle dispose de liquidités en quantité suffisante.», a-t-elle affirmé.

Le retour à l’équilibre du résultat d’exploitation n’est pas attendu avant 2018.

South African Airways (SAA) va aussi et enfin pouvoir programmer en toute sérénité le remplacement de ses six Airbus A340-300. Après des mois de tension au sein du gouvernement sud-africain et de longues négociations avec Airbus, la compagnie aérienne a pu annuler une commande portant sur dix Airbus A320 et prendre en échange cinq Airbus A330-300.

Des biréacteurs qui permettront de remplacer avantageusement et au plus vite les A340-300 qui coûtent très chers à exploiter en terme de consommation carburant et de maintenance. SAA n’est pas en grande forme financière et toute économie est bonne à prendre. Un premier plan de restructuration, qui s’est traduit par des réductions d’effectifs et l’arrêt de lignes non rentables, a certes permis de réaliser à hauteur de 164 M$ depuis 2013.

Cette situation de crise se profile alors que l’équipe dirigeante de la compagnie a averti à plusieurs reprises le conseil d’administration de la SAA quant à ses difficultés à emprunter sur les marchés. La combinaison d’une situation financière désastreuse (il faut 14 milliards de rands à la compagnie pour consolider sa dette à moyen-terme), de frictions internes et du licenciement de dirigeants-clés a érodé la crédibilité de la SAA auprès des agences de notation.

Pour rappel, la SAA a connu sept directeurs généraux dans un intervalle de quatre ans. Il reste à savoir désormais si l’aéronef survivra à la tourmente jusqu’à cette échéance.

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